Votre épousé Votre terrain de chasse
gardé barbelésé Votre os à ruminer
Votre montre-bonheur Votre amant composé
Votre engin à transports bourgeoisement brigué
au bras duquel collée vous allez en public
Votre homme épargnez-le faites-en confiture
empotez-vous l'un l'autre
préservez-vous du crime
enchaînez-vous toujours
décapez hygiéniques
Vos planches de salut
nettoyez la boutique
de Vos affaires conclues
remisez le mensonge
au placard des folies
protégez-vous du songe
bornez-vous d'avantage
éloignez-vous encore de l'inouï
du futile de l'obscur
de la clarté sauvage
et surtout de mes crocs
Faraude
le captivant en vos rets d'égérie
et lui
fil-à-la-patte
encagé volontaire
criaillant tiraillé
protégeant ses arrières
ensemble vous érodez l'insolente splendeur
des noces illégitimes
où lui et moi parfois la nuit faisons ripailles tout éperdus d'Éros
de curieuses retrouvailles
et des à-bras-le-coeurs
sorgues de ribouldingue
des scandaleux ébats
s'épanouissant sauvages en étreintes secrètes
étrenne buissonnière
des crânes tête-à-têtes
excessifs abandons
plaisirs des hauts brûloirs
plus vifs que l'alcool plus profonds que vos soirs
casse-gueule voluptueux sources de chantepleure
troublante ivraie tressée en bouquets de couleurs
d'où fusent des soupirs arrachés à l'ennui
libres accords au corps ailé de mon grand lit
où, inerte, en sautoir mon coeur se résilie
tout deux d'être bâtés vous me gâchez ma fête
et je jabote en vain au bord de mon chagrin
la tête près du pied pris aux flancs de Votre homme
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire