vendredi 11 février 2011

walt disney présente

puisque ma joie vous embarrasse
je vous dirai tout mon chagrin

plutôt

et si mes chagrins vous terrassent
bientôt je ne dirai plus rien

un chien

au monde tu, monde enchanté,
que pour toi l'on dessinera :
ma parole dessous mon pied
ma langue au chat

dimanche 6 février 2011

précisément la vérité



avec d'autres
des nuits caracolantes d'étoiles empaillées
quand fraîches tu me les livres et quinze à la douzaine
des mystères usés à la corde du coeur
et des douceurs fanées contre l'éclat des tiennes

pourquoi qui a des gants préférerait mitaines
et des souliers de plomb à ses semelles de vent

pourquoi je flatterais de ma paume une carne quand la chair s'illumine
aux rares retrouvailles
et pourquoi mes baisers dilués d'eau bénite
si le feu des entrailles s'écoule de tes lèvres ?

si l'ivraie me réjouit
pourquoi triste luzerne
et si les hommes m'ennuient sitôt qu'ils me butinent
je préfère le soleil qui brûle et qui détruit

l'ordinaire m'amollit je penche pour la foudre
je choisis mon poison j'ai l'estomac solide

si tu voulais encore calciner ma raison
je sacrifie mon corps à tes résolutions


chien et chat







c'est une couronne de crocs

un chien la porte qui n'aboie plus
la couronne mord saigne et dépiaute
jusqu'au chien aux saines quenottes

agonise ton chant chien gentil
on t'a dressé pour la canine

au haut du trône un chat assis
voit le chien vidé de son sang
bientôt pourri bientôt vermine
bientôt poussière le chien méchant
qu'une laisse retenait au trône

le chat d'un bond moelleux descend
laissant la couronne rouler
au caniveau des prétendants

puis sur une gouttière juché
dans la nuit gratuite du ciel

poursuit une étoile filée


quand l'étoile a sucré son orbe
il s'enroule et profondément
s'endort dans la rousseur d'un jour nouveau qui frise






"ivre de liberté"




et s'il faut ma petite qui grandit chaque jour passer la pente qui me reste de vie à panser les ailes brisées pour que ceux
qui t'accompagneront puissent voler
je passe ma blouse et je vous chante

enfants apprenez à voler

ma fille plie les ciels de papier
des oiseaux la suivent des yeux

Nin'enchante et sait des histoires
que les mots même ne contiennent pas



le contre-sens du sacrifice





je n'écris pas dans ma langue.
mais si vous insistez un peu
Avec
j'ouvre des horizons humides où l'on peut suspendre aux cimaises
les portraits de ses amoureuses







apaisé épars membres reposant
à l'entour de mes maigres flancs
mon butin d'extase dérobé au jour des hommes
dort

il est venu sur ses jambes
je n'ai pas conduit ses pas
je n'ai pas muré la chambre

recluse des nuits et des nuits
et des nuits encore dans la maison qui habite
toutes les maisons
dans mon lit où gisent tous les grabats
nouée à mes draps que toutes les femmes étalent au vent
recluse dans ma langue d'exil que toutes les langues accueillent pourtant
de ma bouche qui mijote toutes les salives
des murmures incantatoires
fusent

ma santé de fruit je la sais si fragile

au coeur du fruit l'amour que nous faisons parfois somnole
qu'un baiser éveille

s'il vient lundi