vendredi 4 décembre 2009

Rien à demander. Pas de réparation. bien dans l'ordre des choses. L'une après l'autre et par ordre décroissant en s'éloignant du nid de douleur. C'est ce qu'il y a de bon à prendre, se dire que l'on est né de sa maman, et non de tous les morts prématurés qui l'auraient enfantée.

Laisser la vie en cours En plan Putain tu nous laisses du boulot même si tu as déblayé du côté du désir de vie Pour l'appétit ça oui tu nous l'a ouvert, un ventre! Pour les béquilles, la tendresse, la consolation, l'espérance : rien/

Le plus bel héritage ? La peau douce sans doute. "douce et parfumée". Et c'est le prénom qu'elle m'a choisi dans sa langue d'outre-vie que nous ne partageons pas.

'ma


c'est un supersonique venu du fond des âges, elle parle dans une langue que je ne connais pas

"où vont les voix quand on est mort?"je me fous maintenant de la Comédie Française Tu laisses des cartons entoilés pour peindre tes séries Tes pinceaux ta Singer ton jardin épatant ta facétie curieuse L' avenir éternel

je veux t'entendre encore
- Ma chérie, tu vas bien?
- Non.
- D'accord. Et sinon ?

Sinon, tu m'as donné le coeur à l'ouvrage que tu défais sans le savoir. Où que tu es / je t'aime
kérétsik zabel batchiks

mercredi 2 décembre 2009

maman

elle dort sans savoir rêve-t-elle de nous qui veillons sans savoir si elle dort vraiment et si elle ne se réveille pas nous qui fûmes ses rêves serions-nous engloutis dans un sommeil sans fond

et si elle se réveille saura-t-elle dire je t'aime sans croire que c'est donné sa langue aux diables ?

réveille-toi
il fait encore jour après la nuit et il nous reste à t'aimer