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samedi 16 mars 2013

- janvier 13 - le 26 - chansonnette





nos noms ensemble ? Dans l'eau
je les ai gravé : c'est idiot

le coeur crétin sur le carreau

dans la buée : rosace au lasso
si osseuse que nos initiales
ne peuvent y tenir enlacées

peu importe si ton grand corps
se prête à mes jeux éphémères
de temps à autres et que mon corps
efflanqué mais palpitant
s'enjoue aux jeux que tu proposes
de temps à autres

alors cœur : file ! vrille ! passe !
mange dans la main des nigauds!
nourris le chagrin des rapaces
et le feu ardent des frigo

la fièvre rugit sous la glace
danse la pomm' dans son cageot !

nos noms ensemble ? dans l'eau
je les ai gravé : c'est idiot

l'hiver a gelé nos traces
je danse sur le carreau
avec mon coeur en brouillasse

cette buée fleurie de couteaux

dimanche 24 février 2013

des fleurs le matin



d'abord
je n'allume aucun appareil électrique
- pas de voix - pas de mots - pas d'images.

il est écrit :
demeurer intacte de ceux de la nuit.


                     Hey ! rose rouge tu piques encore ?
                     C'est          comme on me prend je me donne

La bulle dans le niveau roule de mes verdeurs

La nuit je la penche le plus longtemps possible

un voisin passe en voisin
et qui la chasse

Se taire se tapir - remonter les généalogies 2 par 2 et revenir fille de moutons crus au carré exponentiels
quand le voisin disparaît au coin après la voûte à quatre pattes

Bien !

Je reprends : Seule.
Nous y voilà : je vous y colle aussi.
Je tiens le conte rigoureux de ce qui nous sépare. Je file le vertige sur mon métier rouillé. Et je pressens l'enfer : j'ai la narine alerte.

ça s'impose.

                 Hey ! Le bouquet : la fiancée
                 s'apprête sautille se réjouit d'un soupir éclaté à sa poitrine
                 quand s'avance la grosse noce blanche
                 noce à ronger grasse couronne de roses blanches
                 sans épine


et rouge fagotée et dansant frissonnée crachant au bassinet du chagrin
le coeur tombé dans l'estomac : une tambouille pour les poissons !
Tambouille crasse et soif sans fonds
La poitrine de bois délivrée du plomb !

non !
ce n'est pas un principe : à personne ils n'étaient ceux qui venaient m'aimer.

               à moins que
               ...
               roses tatouées

Maintenant je peux allumer La lune dans tes petits souliers
Le cou essoré sous le ciel tenant tête et pied au soleil

           



mardi 15 janvier 2013

balade






Rien 






























dimanche 13 janvier 2013

vendredi 4 janvier 2013

samedi 22 décembre 2012

samedi 15 décembre 2012

lundi 12 novembre 2012






les terres grises les eaux tourmentées
les forêts d'arbres canines
les cités pointues les ravines
les chairs heurtées

Mais 
la douceur d'un lit de fleuve où lavée des combines
de semblables
                       - les miens -
je vais épouser ton sourire où 
dormant 
danse 
pourtant

la griserie d'un caprice ancien







acédie

Assez dit mais tenir parole

Resurgir de cet hiver
folle saison aux moissons
molles de passions
                                         ni de gaudrioles

à la barb' des calendriers



Torpide, lente, affaissée, lasse,
l'heure d'y bleuir bellement passe
                                        avant de verdir  chiche chasse
                                        où chiennes et loups se prélassent



Et le ciel est meurtri puisque le ciel est bleu
Tenir sa langue prête dans le secret gelé
Raviner la matière où abriter ses voeux
et retourner sept fois les draps sur l'oreiller




La brunante frissonne sous l'aisselle de la lune
Entendez! c'est le soir engourdi
Une haleine de givre a grillé mes prières
Rime ! Rime ! c'est autant de volé aux faiseurs de frimas
aux avaleurs de feux aux extincteurs d'amour
Gazouille - mais en silence : l'époque est sans scrupule
La chanson a du bon quand c'est un ton plus bas

Et le désir grelotte son lot de babioles

Assez dit en mi-temps 
mais y tenir parole 



















mardi 25 septembre 2012

airain




Et ne connut qu'amours de pute élancées au grand ciel réjoui
balises des chemins tracés
droits
parades du bas-fossé
puis

confidente des vertébrales
suées
lente apprentie qu'on penche à l'oriental
- toujours le levant l'endormit -
se risqua à la constance
soumise à la grande dépense
et perdit
souffle voix et goût de l'orgi-
aque confiance
puis

renonça à l'Assailli
fort séante allongée ainsi
qu'un drink d'été
sur un plateau
où le vent arase les pointes
de coeur
et le mot
plus haut que l'autre,
le rose au pot et


les joues qu'embrase
la bise qui lui parle sa langue
d'Évanouie







"Je me retournerai souvent"





dans le soleil trop tôt mûri 
quitter le savoureux amour qui ne dure que 3 heures par jour
et 3 heures s'asseoir au bureau pour ramasser ses mégots d'heures

vienne la nuit qui confit l'heure vienne l'heure où l'on se tait mais qu'on multiplie petits pains suspendus à son cou tiède

seuls les cris seuls les soupirs
-                                             margelles d'ombre
arpenter les pistes du vent 
et gémir sur les retours
et rentrer dans ses épaules
la tête coupée
au rosier


au pied duquel nous reposions
dans le soleil bientôt mûri 








mercredi 25 juillet 2012

à un mangeur de lotus







sacré bordel dans les grands champs le sang javelle les bien aimants
blessée la louve morte la lèvre
abouchée au corps dépendant




ô la brocante de mes temps Tu y viendras Dis 
à mon antre
déboussoler les orients qui uppercutent 
mon tendre ventre et dessus
glisser savamment
occider l'airain des reins qui le hantent
point n'embrasse trop tu les uses
pour la Suivante

lacet de fer blanc et dessus le chaton d'une Messaline
gemme !
et ce n'est pas tout
un clou rouillé monté que j'aime à verrouiller au secret
où j'élabore mes baisers
amour recelé en lieux sûrs
point n'embrasse trop tu les uses
pour la Suivante

Toujours le poème est à faire
au borgnon câlin où tu viens car Tu y viendras Dis 
au repaire
nocturne que le jour altère

le jour c'est pour les affaires
les avaloirs y sont prospères mais fentes à dégoiser du blé
les chants sont tus et les fontaines 
sèchent aux gosiers cadenassés
seule la nuit trouve trouvère
ou je baisse les jarretières de mon vélux les ouïes bouchées
De l'ombre assez enveloppée pour sortir nue et oublier
où j'ai laissé un chien de temps





dimanche 8 juillet 2012

self-made words







hands 'clock keep your time cleaned

and wash up the lost hours
in the lover's arms












dimanche 24 juin 2012

des étoiles comme s'il en pleuvait

Retombée dans les bras de ce danseur de Ballantine's & vraiment : trop cher pour elle. C'est aimer à brûle gueule, ne pas pouvoir s'offrir le luxe du pas de deux sur le parquet ciré de la nuit chaque fois que ça braille à la lune - le relief d'un festin sans hôte

mercredi 13 juin 2012

l'amorce de la fable

















elle eut parfois la prétention d'élever l'ébat et se fit accroire que leur relation tenait du prodige, afin sans doute de supporter les cornes d'épines qui la blessaient, - géographie incongrue-, aux flancs.













mardi 12 juin 2012

trop de mots pour un seul homme


promis elle cessera de jouer avec les stickers
du frigidaire


quand tu te feras moins aimant











des baisers comme des pique-niques où l'on apporte chacun sa part







vendredi 8 juin 2012

and please prove me now I'm not a robot




Il lui est chair de silence, affairé à l'effacer

Toujours est-Il à genoux l'autre devant
expire Son Dieu! et il lui répond : "- Oui ?" quand elle n'a pas posé de question

Toujours est-Il, repousse-baisers, grand faiseur d'amours provisoires, édulcorant d'un mensonge les cernes des longues étreintes

Toujours est-Il : et elle pose publique sa cervelle sur le fil électrique du temps. Toujours est-Il miraculeux sous l'aisselle de sa nuit brève, le coeur caressé du revers

et les hirondelles au printemps

et la circulation des flux

et ne pas souffrir les étoiles




























dimanche 3 juin 2012

"... mais l'innocent aime l'histoire."






Թող իմ լեզուն է ձեր ականջին
 տաղավար է անտառում 



les histoires montent avec la lune dans le ciel, quand la nuit couvre les dernières gesticulations des humains









je me charge des histoires, n'ayant pas pu ou pris soin de me charger de mon innocence