mercredi 1 juin 2011

14/07/07 ode à un poisson rouge avant de partir, enchantement.

Il brode

"selon mon coeur" -c'est ce qu'il déclare à sa table limpide le matin.

Bien dormir, manger bien. Et ne pas bousculer les meubles.

Le train creuse des verdures

bien pommées

et quelque part,- il me l'a dit-, une dame apprivoise des biches

au milieu des fagots

- pour le reste je ne sais rien-

la dame chante

c'est le train qui pourtant le berce

Il laisse les mailles se déposer

À peine

on entend les sabots qui s'éloignent dans les bois

car il faut bien dormir

et à peine le stylo sur la feuille.

il a fini mon poème Selon son coeur.

mardi 31 mai 2011

triste de lui







Sortir dès potron minet à l'heure des bourreaux
s'étourdir des violets rayés de ciels en tourmente sous lesquels ils avaient plantés leurs baisers sans les attacher

durant les nuits amusantes

marcher là où les rues fument encore des brûlures
ou le contraire

Il faudrait toujours naître plus loin que Sarcelles
et terminer brutalement son verre sans le briser

et que jamais plus - se reconnaître
et que toujours plus - se reconnaître

et cet immense respect pour le silence aux sourires coincés dans ses angles


et mes mains patientes - entre deux saisies d'huissiers
entrés par la porte puis volée de lucarne -
caressent
du vent










lundi 30 mai 2011




à vous l'éternité poisseuse
pas plus tard qu'hier je pleure
les instants tus


dormir entre l'âne et le boeuf



le boeuf déprimant
sous la lune je l'ai bouffé

baby it's cold outside











un poisson regarde son aquarium du dehors un bon moment
perplexe
et soudain s'écrie
"Mon dieu ! Je suis hors de l'eau!"
et s'il meurt, c'est d'étonnement :
savoir parler le cloue sur place

Rentrons dormir




faire figure de bois au plancher




Jamais pour lui elle n'a posé. Les poses c'est fait pour les simili- acrobates. Celles qui vivent avec filet. Les piochées au jeu des mille francs. Les celles qui font dépasser leur dentelle blanche des tailles de leur pantalon. Affichent candeur à l'excès, ont jolies dents dans la mâchoires et coeur par le bout du nez.

Pas femme à poser : la poussière lui flétrirait la peau. Et sa peau seule douceur, seule sienne.

Et puis d'elle, le temps compté en instants vifs-poissons dont elle se fait des queues pour continuer son histoire - celle qu'on ne dit pas aux enfants de peur qu'ils en rient dans le noir avec Lilith et s'en étranglent dans le sommeil.

Le temps lui interdit la pose.