vendredi 4 mars 2011

l'envahie






Ma voix soluble sitôt qu'à toi vibre ses de profundis
ne prenant jamais racine hors mon ventre caressant
Le grain fraîchement germé des grelottis Les lèvres
palpitées sur le bord de leur cri
Mes salves de salive et du dedans les plis où
la douceur s'incurve aux formes de tes paumes :
le roulis sous nos flancs chante nous n'écoutons plus
Nous sommes le chant l'embrun trombes et bris de vagues

Le plaisir tonitrue puis la plage
se dénue
et l'écume tapisse le mouroir captivant
l'amour n'est qu'action répétons la séance et céans accorons
des lustres de baisers

mais ma bouche vain aber ravale la marée








mardi 1 mars 2011

demande d'asile

hôtesse
tes mains se gangrènent
hôtesse

les gants de peaux des pince-fesses fouettent à la face
les invités


des terres à inventer

dimanche 27 février 2011

l'embellie


je suis la sente jaune je soulève vos plantes poudreuses
de pied je monte poussière du chemin je suis lézard remuant à peine les omoplates
frissonnante en lisière je craquelle lentement alanguie je sinue je tremblote quand la rosée rassied
mes prétentions astrales

la rosée m'éconduit

j'entonne les pluies qui vous glissent Lotus dessus la peau
j'attends le soleil brûlant la percée sèche la mare voisine étanchée
la buée des bouches du baiser des sables
je boue je terre je pousse hier vers demain
j'aiguise le chemin :
je dessine à mes flancs une traverse étroite
et si je parle encore c'est pour construire des arches

ma mélancolie d'eau quand le feu me tenaille là où l'ocre et le cyan nuancent leurs abîmes
lance comme un tillac construit de bois de frime mes mots cloués de songe qui palpitent au devant du rien qui m'époustoufle
m'éparpille m'efface


vous me désaltériez je ne vous connais plus
lampée d'alcool foudre vous vous évaporez
dont une autre se rince l'oeil la lippe le coeur
toute la chair enfin - et l'esprit qui me reste
tournoie dans son silence avec des cris d'orfraie.