mercredi 2 mai 2012

winter remembrance






Assise un mouchoir en main et l’on dit
Qu’elle l’aimait
Elle pomponnait les lendemains et l’on dit
Qu’elle l’aimait
Hier veillait l’œil assassin et l’on dit
Qu’elle l’aimait


Le ciel poudré s’est détourné et l’on dit
Qu’elle l’aimait

Ses os ont la pâleur des joues et l’on dit
Qu’elle l’aimait
Elle vole soutenue des béances et l’on dit
Qu’elle l’aimait

Ses pieds la conduisirent au puits et l’on dit
Qu’elle l’aimait
Le ciel inconstant se penche et l’on dit
Qu’elle l’aimait
« mon ami, faites en autant. » et l’on dit
Qu’elle l’aimait
Elle fleurit jusque dans l’hiver tant elle l’aimait à ce qu’

on dit







lundi 30 avril 2012

Les osselets.










Le jeu impérieux ouvre ma chair au monde : vous voulez jouer aussi ?

Mais un troupeau inquiétant respire au seuil et pousse, en appui au chambranle de la porte. Et qui se fait croire à soi-même et voudrait me faire croire aussi que ses yeux voient pour moi le monde où je voulais jouer librement
Avec vous.










dimanche 29 avril 2012

no no no







homme remis au lendemain

et l'urticante s'allonge sous le train de vie passager
emprunté à quelques amis
déraillant à force de cris

mon billet qu'elle va sans titre