sans ces visites de ciel affaissé
de ciel frisant l'indécence à force de pluie versée
nous nous croirions orphelins
mais ça pleut et pleure et s'excuse grossièrement
des larmes tirées de nos coeurs mis à discrétion
au pressoir
au pressoir
les vins de deuil débordent nos yeux
et les ciels débondent gloutons
bouillons sans promesse d'ivresse
bouillons sans promesse d'ivresse
pareillement versés
aux grossiers avaloirs
aux grossiers avaloirs
mais
quand la vigne longuement s'abreuve
quand la vigne longuement s'abreuve
et penche ses feuilles vers nos mains
épanchement de tendresse verte où l'oubli se recroqueville
nous ne sommes plus orphelins