vendredi 28 septembre 2012

ouverture de la chasse






Ces temps de sauvagerie et d’eaux dormantes
de canards aux ailes coupées de canards déboussolés
de canards gavés

ces temps d’eaux dormantes

à l’image du cerf une femelle enchâssée :
la biche mise à flancs généreux
vigilante pourvu que
-cueillir des baies et demeurer légère et trotter
vers la mer qui est loin, mais si l’on suivait le fleuve où roulent gravillons et galets suçotés pas les eaux éveillées ?

Il habite la nuit
Point ne lui chaud de s’y cacher

Et paresseuse : je le surprends du train
Mes adieux brefs le font durer multiple si je cours par le corridor
et de vitre en vitre, où l'on ne se penche pas: même sans elle, il survit

ouvre et regarde le ciel où démembrer la nuit
le soleil seul pourrait faire des ombres







froissis du cœur



Le vacarme final 

Comment ? Tu n’entends rien ? C’est l’âge. Frappons des mains
Des pieds


Palmes qui avez caressé les fronts
Langues qui vous êtes suspendues au mitan du torse
Loupiote au ventre du lit puis au bassin d’où tout ondule
Amusantes vagues des reins
Palmes vous avez serré les spatules agrippé les dos 
Dents, gemmes plongées dans les nuques
Entière  : "elle est comment votre viande ?"
"Bien."
ne salons plus les mers et aimons-nous au poids
  
saisis, attrape 
et cours
le souffle long l'échine longue et le podium après la ligne
où tu montas pour entonner
un chant fracassant le silence

où les femmes devaient se tenir




  


jeudi 27 septembre 2012

entr'acte






la tête lourde sur la balance - le chat roux rêvasse
se refusant à classer ses idées
s'expose-t-il à la confusion

ou laisse-t-il remonter en surface
des souvenirs déjà trop nombreux de lézards poursuivis
de chasse
à la souris
d'une gamelle rouge qu'envahit une cohorte de fourmis

d'herbes vibrantes de rosée
de batailles perdues nocturnes et félines
de batailles gagnées sur un criquet vert
et de territoires plus vastes
que ces cinquante mètres carrés ?

la tête lourde sur la balance - le beau chat roux rêvasse



plus légère d'une centaine de mots je me remets à travailler





mardi 25 septembre 2012

airain




Et ne connut qu'amours de pute élancées au grand ciel réjoui
balises des chemins tracés
droits
parades du bas-fossé
puis

confidente des vertébrales
suées
lente apprentie qu'on penche à l'oriental
- toujours le levant l'endormit -
se risqua à la constance
soumise à la grande dépense
et perdit
souffle voix et goût de l'orgi-
aque confiance
puis

renonça à l'Assailli
fort séante allongée ainsi
qu'un drink d'été
sur un plateau
où le vent arase les pointes
de coeur
et le mot
plus haut que l'autre,
le rose au pot et


les joues qu'embrase
la bise qui lui parle sa langue
d'Évanouie







"Je me retournerai souvent"





dans le soleil trop tôt mûri 
quitter le savoureux amour qui ne dure que 3 heures par jour
et 3 heures s'asseoir au bureau pour ramasser ses mégots d'heures

vienne la nuit qui confit l'heure vienne l'heure où l'on se tait mais qu'on multiplie petits pains suspendus à son cou tiède

seuls les cris seuls les soupirs
-                                             margelles d'ombre
arpenter les pistes du vent 
et gémir sur les retours
et rentrer dans ses épaules
la tête coupée
au rosier


au pied duquel nous reposions
dans le soleil bientôt mûri