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dimanche 13 janvier 2013

calme maintenant




la lune coule jaune
nul vent
nul vent
le ciel dur s'étale au levant

palme muette dégoulinant
nul vent
nul vent

passe une chouette

blancheur rapace jeune d'une aube
nul vent
nul vent

des hommes des femmes et des enfants
remboursent l'histoire de leur sang

la nuit les poudre négligemment

nul vent
nul vent
pour dispercer gémissements
ni plaintes des chats huants

nous empaillerons la chouette
les morts qui embaument au levant
nul vent nul vent
et nous accrocherons des voeux aux bras des grands arbres grimés en patibulaires parents
venus pour lire dans nos paumes l'à-venir les rivières d'amour la chance fleurie dans les cratères

et nous aurons si mal ficelé nos espérances
aux peupliers !

le vent les enverra valser
à la lune demain
                         chuintant



dimanche 3 juin 2012

"... mais l'innocent aime l'histoire."






Թող իմ լեզուն է ձեր ականջին
 տաղավար է անտառում 



les histoires montent avec la lune dans le ciel, quand la nuit couvre les dernières gesticulations des humains









je me charge des histoires, n'ayant pas pu ou pris soin de me charger de mon innocence











lundi 30 janvier 2012

n'en pas revenir silhouettes


CAPABLES PLUSIEURS FOIS DE REVENIR DE L'UNIVERS
VERS LES PIERRES ALORS
SANS DOUTE CAPABLES DE FAIRE LE CHEMIN INVERSE
SANS TROP SE PRENDRE LES PIEDS DANS LES RONCES
À BELLES ENJAMBÉES LE PAVÉ FRISSONNANT

- J'ENTENDS D'ICI PLUSIEURS VOIX QUI N'ONT PAS BESOIN DE LA CÉRÉMONIE DES RUINES POUR SE FAIRE ÉCHO -

mon amitié.

mardi 3 janvier 2012

le mors au coeur






il n'y avait pas que le bitume capiteux
pour rayer les genoux d'émail - les filles !

voici que je vous jure :
nous étions des aventurières !

à tout berzingue deux destriers flambants-cuits de vitesse à force de frictionner l'air, fendre bise - des pinces à linge retenant les cartons ronflant de nos moteurs version sandalettes
deux pédalent pente ou côte
qu'importe que rien n'arrête
Sur le porte-bagage en relais la petite - celle qui serre les provisions
-on l'appelle la petite parce qu'elle préfère être portée-

quel danger fut couru ?
il a fallu se servir au placard et la mère a le dos tourné
et elle a tourné le dos
pour nous laisser nous servir nous-mêmes d'abondance
- " il faut apprendre à être débrouillardes " -

Sans les cauchemars sûrement, les rayons font les queues de paons
le vélo est à mi-trottoir couché flanc chromé écumant
ou
la lanière d'un patin a déchiré son cuir
- le menton est sauvé quand coule le genou-
ou
le tiroir monté sur roulettes
où nous tenons à deux plus serrés
que les chaussettes
ne descendra plus l'Éverest inversé des Clos
et celle qui court derrière peut rouler jusqu'en bas
nous ferons un tas de jarrets de planches et de cris

Quelque soit notre mercredi, - le mercredi on ne rêve pas : il y a du paon sur la planche, on peut se farcir le jour,
s'amuser est une big affaire-
pour fin,
on s'égratigne, microbes, aux berges du ru ruant ses ors ses mousses et ses remugles
sur les tapis de ronces où nous nous délassons

les rires perchés aux cimes brouillonnes des buissons




vendredi 4 décembre 2009

'ma


c'est un supersonique venu du fond des âges, elle parle dans une langue que je ne connais pas

"où vont les voix quand on est mort?"je me fous maintenant de la Comédie Française Tu laisses des cartons entoilés pour peindre tes séries Tes pinceaux ta Singer ton jardin épatant ta facétie curieuse L' avenir éternel

je veux t'entendre encore
- Ma chérie, tu vas bien?
- Non.
- D'accord. Et sinon ?

Sinon, tu m'as donné le coeur à l'ouvrage que tu défais sans le savoir. Où que tu es / je t'aime
kérétsik zabel batchiks

jeudi 12 mars 2009

domestiquer la bête

je viendrai manger dans votre main
puis y poser ma joue 
ruminant
talonnée par la fin

les sabots élevés à quelques centimètres du sol
les yeux mi-clos ravie têtue

ma robe sera grise et mon crin bien peigné
je ne parlerai plus.
Enfin ?

Et si je ne me noie pas dans le fleuve,
j'irai braire dans les grands champs.


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