vendredi 18 mars 2011

distraction dans la ménagerie





elle se couche par écrit
contre l'homme qui lanterne à rêver
dans ses ténèbres abandonnées

d'épileptiques tambours
scandent l'air aride et secouent
le silence crépusculaire
ce sont ses jambes longues systoles
diastoles à l'heure du hibou

tout un monde leur gît à l'entour
persistant malgré l'éphémère
et clandestine harmonie

talentueux danseur d'horizon
trois pas! claquent les vertèbres
elle s'éveille moelleusement
au bal sous un ciel de chair

elle se couche par écrit
contre l'oubli tresse des traces
que d'un baiser, absent, il efface

ses souliers aux quat' pieds du lit



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