jeudi 2 février 2012

faisons des mots






dru



nuance and cut

Métier du ROME L1203 - Art dramatique NOUS RECHERCHONS DES PERSONNES POUR INCARNER LE PIRATE JACK SPARROW,POURFAIRE LA PROMOTION D'UNE GRANDE MARQUE DE RHUM, DE MARS A AVRIL,DE 00H A5H DU MATIN DANS LES BOITES DE NUITS DE LA REGION TOULOUSAINE. NECESSITED'ETRE VEHICULE, AVOIR DE L'HUMOUR ET UN BON SENS DE L'AUTODERISION

et ma fille entama notre litre de rhum

12 pieds d'âge et les tripes en vrac

mercredi 1 février 2012

mes incrédulités












les murs défoncés on les a renforcés
on a pansé les blessés

tu peux sortir de ton trou



où tu es cachée : on te trouve et on te ramène au matin ?



Tout le rêve j'ai couru contre l'oubli : je suis essoufflée
maman entre les coings tombés et les courbes de vigne

le repos la tête au ciel sur le gazon mal rasé
- car nul, de nous 5, ne veut passer la tondeuse -

Mais à peine un moment - une farce -
et tu reviens ?


maintenant chantent les louves hardies :

"Je te mets dans ton berceau pour que tu t’endormes
Pour que tu deviennes puissant et glorieux
Je vais te jeter dans le jardin pour que le chien t’emporte
Je te remets dans le berceau pour que le doux sommeil t’emporte »


Et maintenant maman tu reviens ?



suivez-moi bien





































A disparu









entre Perec et Pessan
Lis entre les lignes Passant
des vitrines analphabètes

l'absence du commencement





lundi 30 janvier 2012

n'en pas revenir silhouettes


CAPABLES PLUSIEURS FOIS DE REVENIR DE L'UNIVERS
VERS LES PIERRES ALORS
SANS DOUTE CAPABLES DE FAIRE LE CHEMIN INVERSE
SANS TROP SE PRENDRE LES PIEDS DANS LES RONCES
À BELLES ENJAMBÉES LE PAVÉ FRISSONNANT

- J'ENTENDS D'ICI PLUSIEURS VOIX QUI N'ONT PAS BESOIN DE LA CÉRÉMONIE DES RUINES POUR SE FAIRE ÉCHO -

mon amitié.

le corps duquel







en entrant, les dents deviennent-elles crocs, les ongles, griffes, la bouche - gueule ? Les poils se mettent-ils d’abondance à envahir votre épiderme ? Quand vous passez du côté où l’on m’a enfermé, où l’on a enfermé ce qui je fus, les jambes, pattes ? les pieds, sabots ? la peau, écailles, le nez, museau ? les caméras de surveillance impriment-elles ces métamorphoses ? et vous qui passez vos jours à entrer et sortir et entrer et sortir : chaque fois les perdez-vous, vos poils, puis les retrouvez-vous ? Votre voix mue-t-elle à chaque passage ? le temps d’être homme est-il au dehors ? ou bien êtes-vous mi-homme mi-
quoi ? vous vous sectionnez quotidiennement, gardien, en votre milieu, vous vous fendez entre l’homme et
quoi ? et si nous sommes encore plus nombreux à être de ce côté, gardien, il y aura-t-il moins d’hommes sur terre ? si nombreux, si nombreux qu’on ne distinguera plus le petit du gros, ni les traits du visage, ni les voix : et feulements, grognements, hurlements, seulement à entendre ? et quand nous sortirons, gardiens, si nous sortons, serons-nous mi-hommes mi-
quoi ? une chance si on nous regarde encore. il était une fois ici, gardien. c’est ici que l’on commence. ici commence ma vie de quoi, gardien ? un jour j’étais de l’autre côté, dehors. avez-vous mis mon autre en terre ? une urne porte-t-elle mon nom ?un demi nom illisible ?