mardi 9 mars 2010

logomire




je n' les fais pas tremper Mouillettes miniatures dans de vulgaires onguents Nos sacrés mots communs Pas plus que la syntaxe j'en fasse confiture Aux cochons qui vont rues et publient et décident Je les sors en grand' pompes Pointure 41 minimum À talons À scier les vertèbres d'élancements célestes Alors Mais seulement quand avec élégance Ils sortent du silence Agencés pour les sourds Mes cris de confidence et pour les fous Les sortes de bêlements De râles De piaulements Une fanfare de Bestes Je peux dire que Je parle et que j'écris pour Vous Qui seriez les premiers à me fermer la bouche Tant il faut Normatives que les bouches se tordent avec les mêmes accents Que les bibles des pères

Seule la mort a droit de clôturer Béances et le baiser du roi sur les lèvres Impatiences






C'est le train qui nous espace Alors j'achète un ticket Et avant l'aube le train s'ébroue

La brève nuit d'Est ne me désamoure pas Le train balafre la nuit La nuit cicatrise
J'ai froid

Tout ce qui, latent, construit des humains - le goût du risque le pain blanc la peur du noir la soif d'apprendre le ventre de la mère le saint esprit la claire fontaine l'espoir au bout du fusil - me pèse au creux Tout ce qui m'attend - la ligne de chance la ligne de vie la ligne d'amour en noeud de racines au creux de ma paume - grelotte avec moi dans la nuit du train

À cette heure-ci ma petite Seule et gourmande doit se préparer une tartine avant de manger -Chemin de l'école Rails trottinés- la nuit de Paris.




dimanche 7 mars 2010

parafraser les masques









Ah! Hommes ! Donnez-moi la force et le courage
De contempler mon coeur et mon corps sans dégoût !