et mes chagrins bien ordonnés

rangés dans des chemises
de nuit
geisha parfaite perchée dans un arbre persistant
attends la saison des récoltes
et tombe de la branche brodée du ciel
qu'empile la terre à nos linceuls
branche haute branche nue d'où jamais tu n'aurais dû
descendre
là où carrossés des corps de zinc roulent puis stoppent et soupirent
aux bas fossés
la nuit
et s'éveillent matin
en cendres