mercredi 14 janvier 2009

risques d'éboulement mais terre inconnue

un jour nous nous éboulerons

Nous aurons bien trop frissonné labiles Éprouvé nos résistances Fragiles Frotté nos yeux aux lucarnes Écorné nos rêves solides Vendus nos enfants Effeuillé nos songes Pillé nos empreintes Et les uns agglutinés aux autres dans un éboulis ébloui nous irons friser le soleil plus bas que terre Et le globe grossi, s'affalant, bousillera tout un tracé précaire et brisera les barrières Effondrera les ornières Disloquera ce qui devant... Et nous retournerons à la terre pour laquelle Fermement unis

...

mardi 13 janvier 2009

f. sér. rech. trav. rémun. trvx de peint. acceptés.

Je voudrais trouver un boulot qui rapporte
Ce que je lui ai lancé

Un bon chien de boulot
Un clébard, un cabot
Un dogue mais caressant Qui fait où on lui dit
Un molosse aux œufs d’or
Un cerbère lucratif un rentable corniaud

Un qui se met aux pieds comme la Loire et son sur-lit de brume
Et qui fasse le beau sitôt que je roucoule

Pas un de ces travaux où je m’échine gratis
Grattant papier, cerveau, extraits de profundis
Creusant gracieusement là où je crois miné
Le terrain déjà vague des humaines pesées
Un où je perds le temps qu’est d’l’argent On le sait

Un job horizontal avec la paye au bout
Un boulot qui rapporte, un gros, un bon toutou.

Un qui me mette au monde Au vrai monde j’entends
Qui me fasse Tête haute aux yeux des vivants.
Car je veux en finir avec mes fagots d'os, mes rêveries de tulle, mes battues bénévoles
je veux rétribuer le temps que je me vole
Faire fructifier mes songes
Appointer mes chimères

mes blagues bon marché je les veux dispendieuses
Utiles, inabordables, des Tontines, des Rentières,

« - Le boulot, ça rapporte ?
- ça dépend du bâton. »

Je veux un bon berger et devenir mouton.

lundi 12 janvier 2009



Personne n’attend rien
Ou l’improbable.

Une canette Heineken, un papier gras froissé.
C’était, hier, manifestement Dimanche.

La voix superbe, oui, mais le poumon !

Commencer à compter en commençant par soi. Se faire au décompte commun.

Où êtes-vous, mes stridences, quand je me sépare du monde ? Labiodentales effacées du bouquet de hoquets glacés qu’à la dérive, j’ai jetés.

Pleine, quiète, servile et raisonnable, assise à côté de moi. Qui attend ou l’éternité ou la fin. Un bon gros doublon de soi-même, une jumelle sans mélancolie, une bonne fille qui sait remercier le basilic auquel elle ôte une feuille.

Je parle dans ma tête. Je finirai bien par y vivre dès le matin aussi.