dimanche 6 mars 2011

le je nous

C'est la nuit blanche En son creux,
la veille large où fûmes deux.

Vous ne demandez pas : Qui est-elle ? Et qui,
les dieux qu'elle prie si fort à genoux sur mon ventre?
Et qui encore les astronautes qui planteront
des drapeaux d'étrennes sur les étoiles
jaillissantes de ses chairs à peine dansées ?
Leur dressera-t-on des statues, aux pionniers, Lonturlu ?
Vous ne demandez rien
Que le silence après l'amour
Une grande croix rature
la bouche mordue de baisers

Par les narines l'air nouveau
entre La bouche exhale l'ancien souffle
Et le tambour plisse et lisse et plisse encore les plages du râle
ébloui Un soupir alangui se love
salé des larmes de joie qui sèchent au grand soleil-devin
derrière votre ombre
Ogre ivre de silence


Devant moi Allez Mes petits Mes mots doux
Mes insultes retenues Tout
ce qui roule mécanique Mes deux mobylettes possédées qui démarraient
au quart de tour après des hoquets des ronrons
Après moi Vents tenaces qui rabougrissent les vallées craquelantes
Jalousies que la lumière hante
en mille éclats de rais pantelants
Et le sommeil qui tarde tant l'inonde
Motus, l'ordonnance de mon guérisseur,
et ma gueule fermée sur ma langue
pendue au palais cousu



J'ai placé un dé sur mon petit doigt
qui m'a dit lui aussi ce jour
que les plus gros chagrins d'amour
s'emballent dans du papier de soie

Pique pique plutôt que ronge
Rage rapplique au creux du songe
C'est la blanche nuit aveugle
la veille où vaillante je beugle


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