dimanche 6 mars 2011

À force d'encensoir

tu dois sentir si bon

que j'en rougis d'envie

les soirs où je vais seule
dans mes brumes natales


et m'endort le berceau de tes deux bras absents

de tes jambes pesantes et mon bassin de soie

se replie dans des draps que les rêves chiffonnent


Au sortir de mes nuits confuses et orphelines

quand le matin s'ébroue j'attaque de mes crocs

tes fêtes je t'élabore Le jour est une fiole


ça t'embaume de mots murmurés dès l'aurore

Mais la nuit me retombe Les senteurs s'évaporent

et m'endort le berceau de tes deux bras absents


les soirs où je vais seule


tu dois sentir si bon

que j'en rougis d'envie



sans force et sans vouloir



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