tu dois sentir si bon
que j'en rougis d'envie
les soirs où je vais seule
dans mes brumes natales
et m'endort le berceau de tes deux bras absents
de tes jambes pesantes et mon bassin de soie
se replie dans des draps que les rêves chiffonnent
Au sortir de mes nuits confuses et orphelines
quand le matin s'ébroue j'attaque de mes crocs
tes fêtes je t'élabore Le jour est une fiole
ça t'embaume de mots murmurés dès l'aurore
Mais la nuit me retombe Les senteurs s'évaporent
et m'endort le berceau de tes deux bras absents
les soirs où je vais seule
tu dois sentir si bon
que j'en rougis d'envie
sans force et sans vouloir
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