jeudi 22 septembre 2011







Une laissée pour conte ayant passé force nuits pauvres de paroles et courtes de sommeil avec un faiseur de réalité commença ainsi son journal intime, un soir de grand vent grande repentance, se promettant en son for vaste et intérieur de n'accrocher plus son coeur qu'à des alter ego rêvasseurs : " Depuis la nuit cruelle, les jours morts s'ensuivent qui fixent l'hiver en l'été deux mille onze et je me balance en fruit mûr sevrée de soleil et de cigales, faisant la courte échelle au chagrin pour qu'il passe de l'autre bord, là où je n'irai pas  promener." Elle mordilla l'embout de son stylet et dégrafa son chemisier. Elle continuerait demain. Si les ogres ne l'avaient pas dévorée d'ici là. Puis elle reprit sa monture et fière s'alla jucher au boulevard qui surplombe les coulées de rues aux noms poudrés et venimeux.






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