mercredi 21 septembre 2011

Olmi Capella











au matin la montagne se lève

dans la fenêtre le ciel isolé

flotte un million de becs
pépie tridule claque jaune


le parfum du présent trahit des secrets lourds d'une terre harassée qui enfante mes coeurs
crânement je l'essaie les deux pieds dans la langue
écorchée la langue
écorchée la peau non prêtée

la nuque déployée sur les coquelicots - c'est Avril-

on dira bien
caressez vos désirs : de l'arbre gerbe le sang
dans la verte prairie que l'été cramera.

ma langue se dépose sur les pierres rompues aux saisons obstinées
quand un village couve sa nichée d'enfants que je peux compter sur les doigts de ma main
écorchée ma langue
écorchée ma peau non prêtée











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