samedi 28 mai 2011




longtemps dans les bois
qui garnissent ton front je gambadais

fougères, mousses, lichens bleus crus sur des troncs vergés de prénoms
noués par deux à l'Opinel parfois
insectes de tous bords oiseaux piailleurs oiseaux mouches mammifères farouches baise-fleurs
ancestraux sangliers lapins bondis terriers tapis aux flancs des buttes
molles de terreaux odorants clairière enfin
clairière où roule en demi lune la clarté

là je fuyais les cerfs pour m'abreuver sereine
dans l'étang double et torve de ton regard ravi
j'allais le talon haut je passais les ravines
je reposais à l'ombre d'un feuillu centenaire à demi
persistant aux racines plongées dans mon désir
sauvage je riais de la férocité

j'ignorais tout des pièges des chasseurs mais pire
ne savais rien des douceurs citadines
où fermente la certitude d'être aimée
quelque soit la saison











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