dimanche 22 mai 2011

les ardoises magiques




embrasser ceux qui sont vivants
et errer
et se perdre
et ne pas penser aux baisers
que l'on désire encore donner
des cailloux
dans le creux des reins

et regarder les statues qui se regardent
dans les miroirs morts

laisser les reflets lisses aux poissons
jeter ses cailloux dans les mares

dormir de son bon sommeil
ardent le rêve qui me dévore

les jours qui sont devant se comptent-ils en heures?
que sais-tu des jours qui viennent et des années et des siècles
où nous dormirons de nos mauvais rêves
et des jambes patientes
qui écriront des histoires sans fin
sur des cadrans courbés
corps des noces mal retroussées ?

et puis n'est-ce pas folie que de poser dans les mains d'un autre ses paquets quand on voudrait juste y boire l'eau claire des baisers ?

à genoux et laisser les vagues nous passer par dessus-tête
oublier un peu et reconnaître le radeau qu'on vient de quitter
alors qu'on ne sait pas nager
là berge qui s'éloigne parce qu'on remue de trop
trembler de confondre les caps
demander conseil aux étoiles

Grande Ourse effacez mon sillage

frissonner de s'être égarée et l'ancre retient le radeau
mais soi on dérive dansant dérive et demande grâce

prier les vents favorables
de tout son souffle






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