la lune coule jaune
nul vent
nul vent
le ciel dur s'étale au levant
palme muette dégoulinant
nul vent
nul vent
passe une chouette
blancheur rapace jeune d'une aube
nul vent
nul vent
des hommes des femmes et des enfants
remboursent l'histoire de leur sang
la nuit les poudre négligemment
nul vent
nul vent
pour dispercer gémissements
ni plaintes des chats huants
nous empaillerons la chouette
les morts qui embaument au levant
nul vent nul vent
et nous accrocherons des voeux aux bras des grands arbres grimés en patibulaires parents
venus pour lire dans nos paumes l'à-venir les rivières d'amour la chance fleurie dans les cratères
et nous aurons si mal ficelé nos espérances
aux peupliers !
le vent les enverra valser
à la lune demain
chuintant
chuintant
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