jeudi 12 novembre 2015
Ouest toute
longtemps encore saouler le pavé avec toi et faire route comme emplettes de tes caresses
longue
toute ouïe à ta langue hisser le pavillon rose des aubes sur nous
étonnés de survenir
au désespoir même - fleuron des matins obstrué par les armes -
et entonner un chant qui fleure l'aujourd'hui
léger léger
consentir à la joie et se réjouir d'un souffle
lundi 28 septembre 2015
le mépris des fins de repas
il y a là
ce soir attablés
les changeurs de monde
et
l'échangeur de mondes
et c'est au second que je laisserai
mon dessert
après y avoir mordu
avec les belles dents qui dorment dans mon sourire
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samedi 26 septembre 2015
magot d'automne
après quelques siècles
oui
ça devrait pouvoir
se tenir en équilibre
sur le fil d'un cri
oui
ça devrait pouvoir
se tenir en équilibre
sur le fil d'un cri
vendredi 27 mars 2015
ménage de printemps
sans chaîne ni alliance
les doigts sculptent l'ombre de sel
passé
futur
à la chaux
brûlée vive
au début du printemps
présent pacotille - il suffit d'écraser les fleurs
d'étendre l'acide aux semis
un coup de talon dans le coeur
du roundup que plus rien ne germe
de la joie folle d'être à la vie
et mettre le feu en partant
le vent disperse l'ombre de cendre
longtemps après
encore
les mots continuèrent à mentir
on en entendait des échos dans la forteresse dressée
de pics et crocs jusqu'aux oubliettes
où on avait jeté la bête
Boîte Noire
le copilote a actionné les commandes pour faire descendre l'avion
Une action qui « ne peut être que volontaire ».
pour l'heure
« pas le moindre indice » sur ses motivationsHors du cockpit, le pilote a utilisé une hache se trouvant à bord de l'appareil pour tenter de forcer la porte blindée, pour tenter d'empêcher la catastrophe
Plusieurs appels du commandant, depuis l'extérieur de la cabine, ont été enregistrés
Le copilote, alors aux commandes de l'avion, ne répond pas.La tour de contrôle de l'aéroport de Marseille a lancé de nombreux appels à l'appareil, lui réclamant notamment d'émettre un code de détresse.
Entre-temps, l'avion est passé de quelque 12 000 mètres d'altitude à 2 000 mètres, la hauteur de la montagne contre laquelle il finit par s'abîmer.
Des alarmes se déclenchent alors pour signifier à l'équipage la proximité du sol.
« Là, on entend des coups cherchant à défoncer la porte. »
Cette attitude « peut être analysée comme une volonté de détruire cet avion ».
Pour le moment, impossible de se prononcer sur les raisons du comportement du copilote.
vendredi 30 janvier 2015
à deux pas du chapiteau
scier la lune c'était notre lot
son menton dépassait encore
d'un pouce mais c'était de trop
l'Académie des Sciences s'inquiète comme en d'autres temps
pour sa barbichette
et je ne sais plus rien que nous deux sous la lune
moi au bout de tes bras
et toi les pieds sur terre
il est prudent dans le noir
l'éclaircie en fin de journée c'est une promesse de l'Ouest
il tient toute les promesses
celles qu'il n'a jamais faites
celles des quatre points cardinaux
je lui demande de m'expliquer
et à l'oeil il porte
le compas
fait de ses mains
comme elles firent mon corps dans la nuit
ce soir j'ai fait des crêpes
Pourquoi me demanderait-on de maitriser l'art de conclure alors que je viens d'une histoire à trous ?
Les trous sont des vacances.
Les trous sont des espaces entre deux terres où le désir trouve une aire de jeu.
Un désir qui s'exprimerait sans doute est une aporie.
Les trous sont des manques aussi.
Dans les creux se logent les vies.
L'imaginaire est mon tuteur.
Celui de mon espèce, le mien, celui qui étaie la réalité de la vérité.
Et la vérité n'est souvent qu'un tas de mensonges repoussés. La réalité, une soeur toujours jumelle d'elle même.
La vérité est une conclusion, seule m'occupe sa recherche et la répulsion du mensonge.
C'est à l'endroit de la fiction, ce rêve exposé à la lumière et aux sens, que j'aime mener la recherche. La fiction et le mensonge ne font pas bon ménage.
J'ai bien annoncé tout cela, mais je n'en conclue rien. Ce sont des annonces, comme la nuit annonce le sommeil souvent, et le rêve à coup sûr.
C'est à l'endroit de la fiction, ce rêve exposé à la lumière et aux sens, que j'aime mener la recherche. La fiction et le mensonge ne font pas bon ménage.
J'ai bien annoncé tout cela, mais je n'en conclue rien. Ce sont des annonces, comme la nuit annonce le sommeil souvent, et le rêve à coup sûr.
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