je suis la sente jaune je soulève vos plantes poudreuses
de pied je monte poussière du chemin je suis lézard remuant à peine les omoplates
frissonnante en lisière je craquelle lentement alanguie je sinue je tremblote quand la rosée rassied
mes prétentions astrales
la rosée m'éconduit
j'entonne les pluies qui vous glissent Lotus dessus la peau
j'attends le soleil brûlant la percée sèche la mare voisine étanchée
la buée des bouches du baiser des sables
je boue je terre je pousse hier vers demain
j'entonne les pluies qui vous glissent Lotus dessus la peau
j'attends le soleil brûlant la percée sèche la mare voisine étanchée
la buée des bouches du baiser des sables
je boue je terre je pousse hier vers demain
j'aiguise le chemin :
je dessine à mes flancs une traverse étroite
et si je parle encore c'est pour construire des arches
ma mélancolie d'eau quand le feu me tenaille là où l'ocre et le cyan nuancent leurs abîmes
je dessine à mes flancs une traverse étroite
et si je parle encore c'est pour construire des arches
ma mélancolie d'eau quand le feu me tenaille là où l'ocre et le cyan nuancent leurs abîmes
lance comme un tillac construit de bois de frime mes mots cloués de songe qui palpitent au devant du rien qui m'époustoufle
m'éparpille m'efface
vous me désaltériez je ne vous connais plus
lampée d'alcool foudre vous vous évaporez
dont une autre se rince l'oeil la lippe le coeur
toute la chair enfin - et l'esprit qui me reste
tournoie dans son silence avec des cris d'orfraie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire