avec d'autres
des nuits caracolantes d'étoiles empaillées
quand fraîches tu me les livres et quinze à la douzaine
des mystères usés à la corde du coeur
et des douceurs fanées contre l'éclat des tiennes
pourquoi qui a des gants préférerait mitaines
et des souliers de plomb à ses semelles de vent
pourquoi je flatterais de ma paume une carne quand la chair s'illumine
aux rares retrouvailles
et pourquoi mes baisers dilués d'eau bénite
si le feu des entrailles s'écoule de tes lèvres ?
si l'ivraie me réjouit
pourquoi triste luzerne
et si les hommes m'ennuient sitôt qu'ils me butinent
je préfère le soleil qui brûle et qui détruit
l'ordinaire m'amollit je penche pour la foudre
je choisis mon poison j'ai l'estomac solide
si tu voulais encore calciner ma raison
je sacrifie mon corps à tes résolutions
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