dimanche 6 février 2011




apaisé épars membres reposant
à l'entour de mes maigres flancs
mon butin d'extase dérobé au jour des hommes
dort

il est venu sur ses jambes
je n'ai pas conduit ses pas
je n'ai pas muré la chambre

recluse des nuits et des nuits
et des nuits encore dans la maison qui habite
toutes les maisons
dans mon lit où gisent tous les grabats
nouée à mes draps que toutes les femmes étalent au vent
recluse dans ma langue d'exil que toutes les langues accueillent pourtant
de ma bouche qui mijote toutes les salives
des murmures incantatoires
fusent

ma santé de fruit je la sais si fragile

au coeur du fruit l'amour que nous faisons parfois somnole
qu'un baiser éveille

s'il vient lundi




Aucun commentaire: