vendredi 31 décembre 2010

La promenade sentimentale 22 janvier 2010






Je me déchausse d’abord puis débauche un miracle

C’est le Passage du Désir à l’aube et ses habitants de dentelle

C’est le boulevard C’est la gueule du loup C’est sur le bitume coulé

Où j’ai laissé mes bas, cachés, les talons des passants pressés.

Je les reprendrais au retour Pourvu que personne n’ait fait avec

une laisse pour son chien ou son fils ou un anti-vol pour sa bicyclette.

Mes jambes nues vont dans Paris je ne les suis pas je suis

dans mon lit au deuxième étage avec un joli qui partage

Ma solitude et femme-tronc je glisse dans la nuit otage

D’un amour qui me coupe les pattes.


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