mardi 22 février 2011

la naïade du premier plan et ce qu'en firent les faiseurs



Le désir tu ?
ma mort patente.

Mes écailles : les ai-je troquées ?

Une pluie de poissons dévale tous mes yeux -

La chair surprise de s'éveiller parmi les fauves et les oiseaux et les otaries ruisselantes
couvée d'yeux ronds couvée d'yeux jaunes s'éveille encore chaque matin pourtant
les draps sont peuplés d'animaux qui me ressemblent et me font peau
ensemble

Les mailles du grand fleuve allant lavant ma verve et mon vouloir
s'espacent
ses rets déroutent les nuits où je ne brille plus

Mais la chair creuse sa bouche et prie au jour clair:
Lotus au parfum fondant !
Lotus des eaux stagnantes ! je cale ma joue sur ton velours glacé je glisse larme sur ta soie cireuse et m'y repose
je plonge dans ta boue et caresse le dos de l'oubli
Lotus! je viens à toi en reconnaissance mais mon voyage s'arrête là où je commence
sans espoir de retour - mes jambes dansent
sur terre quand ma voix noue ses cordes aux anciennes fragrances
de lui j'ai tant de dettes
Lotus! Bois tout le fleuve et régurgite-le dans mon lit






Mon chant de toi est toujours à venir l'amour toujours calté à d'autres épousailles

Quand refluera le temps des lentes retrouvailles
et des aveux violents et du leste désir ?












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