hommage de cheval
guigna la fin de la course
avant que je m'emballe ne m'en fit pas mystère
et m'acheva tout net
je posai
mes langueurs dépravées et mes chagrins d'enclume
embrassai ses paupières et quittai le manège équarrie de désir
Rapportez à la garçonnière du Faubourg celui que volontiers j'épinglais aux chevets de mes veilles Qu'il reprenne haleine et bonne pouliche et picotin bleu
Je reste allongée le long de ma dépouille ma bouche
n'écume plus mon crin sèche rouge et j'ai déchaussé mes sabots
quelques mouches
baisent l'air salin qui monte aux yeux
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire